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Articles

Affichage des articles du mai, 2010

L'architecture arabe

La première mosquée dont l'architecture soit en date la plus ancienne est la mosquée d'Amrou, au Caire. Cette mosquée fut construite dans la 20e année de l'hégire (642 de l'ère chrétienne), par l'ordre d'Amrou ibn-al-Asi, lieutenant d'Omar, 2e calife et succeseeur d'Abou-Bekr, aussitôt la conquête de l'Egypte terminée. La première mosquée avait été construite à Jérusalem par l'ordre d'Omar, mais elle fut rebâtie sur un nouveau plan par Wâlid. La mosquée d'Amrou fut bâtie au moyen de fragments antiques, romains ou byzantins, sur un plan carré de 120 m de côté. Au milieu se trouve une grande cour carrée, la face principale par laquelle on entre n'a qu'une rangée de colonnes, les côtés latéraux de la cour sont bordés de trois rangs de colonnes et, au fond, le sanctuaire comprend six rangs de colonnes sur une longueur de 120 m. C'est dans cette partie que se trouve le mihrab (niche devant laquelle les musulmans se prosternent). …

Musée de la mémoire de Grenade Alberto Campo Baeza

Alberto Campo Baeza fait partie de nos architectes préférés car il a le mérite de rendre les choses complexes, simples et limpides. L'architecture d'un édifice public est toujours difficile car elle doit assurer l'hybridation de la fonction, de la forme et de l'usage. Le musée de la mémoire d'Andalousie à Grenade est le dernier chef d'oeuvre de Alberto Campo Baeza.Alberto Campo Baeza revient en fait sur cette tradition de l'architecture organisée tels que l'ont montré les romains, les classiques, les kahniens ou les miesiens.Le Musée de la mémoire d'Andalousie est plus qu'une construction, il doit donner du sens aux visiteurs et l'édifice doit contribuer à participer à l'expérience du visiteur.L'idée de Campo Baeza est de fédérer une édifice simple, un bâtiment podium comme il l'appelle, un double carré de 60 X 120 m organisé autour d'une cour centrale. Les espaces servis et servants sont ainsi clairement identif…

Dostoïevski : le dessin comme écriture — Konstantin Barsht,

L'écriture dessinée : une « idéographie créatrice » Qu'est-ce que l'œuvre de Dostoïevski* ? S'agit-il de tout ce qui fut écrit de sa main, ou des seuls textes littéraires, publiés dans l'œuvre complète ? Notre représentation du processus créatif de l'écrivain sera faussée tant que nous ne prendrons pas en compte tous les aspects de ses notes, y compris son expression graphique. C'est un travail considérable qui se présente à plusieurs générations de chercheurs, sur le chemin d'une nouvelle lecture de ses manuscrits. Notre étude a pour objet la description d'une forme d'écriture, utilisée par l'auteur au cours du processus créatif, qui engendra un système développé de signes iconiques et verbaux-iconiques. Ce n'est qu'à la suite de ce travail qu'il sera possible de parler d'une grammaire et d'un lexique de l'écriture dessinée de Dostoïevski, d'étudier le vocabulai…